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Mont-de-piété naît d'une erreur de traduction. L'italien d'origine, monte di pieta, signifie "crédit de piété" : établissement dont le principe de fonctionnement repose sur de prêt sur gage, à faible intérêt, voire même gratuit.
Le premier est fondé en 1462, à Pérouse, par un moine Barnabé de Terni, scandalisé par l'usure, fléau de l'époque.
S’inspirant de l’expérience italienne, le médecin et journaliste, fondateur de la "Gazette de France", Théophraste Renaudot, ouvre à Paris le premier Mont-de-Piété en 1637.
Un établissement de ce type lui semble être la solution radicale et ponctuelle aux difficultés des pauvres comme des nobles, ruinés par les guerres de religion ou leurs dépenses de cour.
Soutenue par le Cardinal de Richelieu, son entreprise rencontre un vif succès et se développe .
Un traducteur distrait fait de "monte" un "mont". Et voilà pourquoi on dit mont-de-piété, alors qu'il n'est même pas dans une rue en pente !!!
Certains disent le "clou", parce que les objets en dépôt y étaient accrochés à des clous.
D'autres disent "Ma tante". Explication: le prince de Joinville, royal rejeton de Louis-Philippe, est joueur.
Un jour, il doit honorer ses dettes d'honneur. Faute d'argent, il dépose sa montre au mont-de-piété.
Mais voilà que sa maman, la reine Amélie, lui demande : "Dites donc, mon fils, où est donc passée la montre que je ne vois plus dans votre gousset?"
Pour s'en sortir, un pieu mensonge fera l'affaire : "Mère, je l'ai oublié chez ma tante."
A défaut de s'enrichir, le fils du roi a enrichi la langue…
Quand au nom officiel du faux nom, c'est :"Crédit municipal de Paris".