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Oxymoron

Je voudrais vous faire partager un texte que mon grand-père m'a fait découvrir car il l'affectionne particulièrement. Il ne se souvient plus qui en est l'auteur et bien qu'il soit âgé de 88 ans, il est encore capable de le réciter sans la moindre aide. Ah la mémoire !!!!

Il vient de me charger de faire des recherches afin d'essayer d'identifier ce fameux auteur. C'est à cette occasion que j'ai découvert un site émanant d'un groupe scolaire Suisse. Je trouve que le travail fait par les enseignants de cet établissement scolaire pour essayer de donner à leurs élèves le goût du savoir et très intéressant.
Leur site est très chouette. Je conseille à tous les parents d'y faire un petit tour, vous y trouverez un tac de petits trucs sympa que vous pourrez faire apprendre à vos enfants tout en les divertissant.

Voici donc l'adresse : http://www.ecolemartigny.ch/

 

Et maintenant place à ce fameux poème qui est en fait un oxymoron ou oxymore,ce qui veut dire en rhétorique réunion de deux mots de sens opposés.

 

Un jour qu'il faisait nuit
Et que debout couché,
Je dormais dans mon lit
Sur un arbre perché
J'aperçu tout à coup en fermant les paupières
A travers le soleil une pâle lumière
Qui par l'éclat brillant de son obscurité
Répandait dans ma chambre une obscure clarté.

 

Chaussé de mon bonnet, coiffé de ms galoches
Je m'habille tout nu, les deux mains dans mes poches,
Puis attelant mon char à mes quatre chevaux,
L'un étant noir de neige, l'autre blanc pruneau
Pédestrement assis, je monte en équipage
Et traverse en volant le Mont Blanc à la nage.

Mes coursiers fatigués se dresse sur leur flancs
Immobiles d'ardeur, prennent leur mors aux dents
Et couchés sur le dos, galopants ventre à terre
En droite ligne ils font le tour de l'hémisphère.

 

Ainsi qu'un phaéton de l'Eridan tombé
Je parcourais le ciel dans un char embourbé.
C'est alors qu'un pygmée de formes gigantesque
Glacé comme un brulot, aux douceurs titanesques
S'approche loin de moi et barrant mon chemin
S'enfuit en me mettant le collet à la main,
Et de ses yeux fermés, me regardant en face
- Ta bourse me dit-il, ou sinon je t'embrasse…

 
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J
<br /> Vous avez oublié la fin du poëme :<br /> <br /> <br /> "C'est alors que le nez me monte à la moutarde,<br /> <br /> <br /> De mon sac à tabac je tire ma hallebarde<br /> <br /> <br /> Et de l'arme empoignant le milieu par un bout<br /> <br /> <br /> Je l'ajuste si bien que je rate mon coup."<br /> <br /> <br /> Cordialement<br />
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A
<br /> <br /> Merci beaucoup !! Je n'avais pas cette fin, et je suis ravie de la connaître !! <br /> <br /> <br /> <br />
P
Le texte que je possède, me vient aussi de mon grand-père (né en 1895)identique jusqu'à... hémisphèreTel on voit sur les eaux sillonner un ballon<br /> Que pour rendre léger on redouble de plomb<br /> Tel on voit dans les airs un vaisseau faisant voile<br /> S’en aller et se perdre au milieu des étoiles<br /> Ainsi qu’un Phaéton dans l’Éridan tombé<br /> Je parcourais le ciel sur un char embourbé<br /> Il faisait un tel froid que le rayon solaire<br /> Me rôtissait la peau sous le cercle polaire<br /> Et qu j’étais contraint faute de cache-nez<br /> De me mettre bras nus pour avoir chaud aux pieds<br /> Tout à coup un pygmée aux formes gigantesques<br /> Qui d’une boule avait l’air chevaleresque<br /> S’approche loin de moi et barrant mon chemin<br /> S’enfuit en me mettant le collet sur la main<br /> Et de ses grands yeux fermés me regardant en face<br /> « Ta bourse, dit-il, ou sinon je t’embrasse<br /> « Tremble, tu vois en moi le plus féroce agneau<br /> « Qui des loups affamés dévore le troupeau<br /> « Mon père naquit trois jours avant mon grand-père<br /> « Et moi je vis le jour quinze ans avant ma mère<br /> « De mon frère cadet avant moi longtemps né<br /> « Bien que plus jeune que lui j’étais encore l’aîné<br /> « Ma sœur qui par hasard ne vint jamais au monde<br /> « Etait par sa douceur une autre Frédégonde<br /> « De la prospérité tu vois en moi le fils<br /> « Enfant de la discorde engendrée par Thémis<br /> « Dans un combat naval qui fut livré sur terre<br /> « Je fis deux prisonniers, l’éclair et le tonnerre<br /> « Seul avec cent soldats je vainquis un héros<br /> « Qui mordait la poussière, étalé sur son dos<br /> « Armé de mon fusil je pris avec ma ligne<br /> « D’un sel coup de filet trois cents vaisseaux de ligne<br /> « Dans les airs je luttais contre un lion vivant<br /> « Bien qu’il fut mit à mort un siècle au paravent<br /> « Tremble à ton tour » Soudain blême de colère<br /> Enfourchant mon chameau le devant par derrière<br /> La bribe dans les pieds, la main à l’étrier<br /> Le fourreau dans l’épée il vient me défier<br /> C’est alors que le nez me monte à la moutarde<br /> De mon sac à tabac je sors ma hallebarde<br /> Et de l’arme empoignant le milieu par le bout<br /> Je l’ajuste si bien que je manque mon coup<br /> Il riposte et me lance en guise de tendresse<br /> Son poing par la figure au défaut de la fesse<br /> A la renverse, alors tombant sur mes pieds<br /> Je lui porte au derrière un grand coup sur le nez<br /> Mais trop reconnaissant de mon présent de noce<br /> Il me lance à la tête un trou qui me fait bosse<br /> Sentant mon pâle front se rougir de blancheur*<br /> Ainsi qu’un tourtereau transporté de fureur<br /> Il prend mon pistolet, pan ! Feu ! Il me rate<br /> Et du cerveau se fait sauter la rate<br /> C’est ainsi que soudain de plaisirs attris
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A
<br /> Décidément, ces grands-pères sont de vrais trésors.<br /> Merci pour ton commentaire, lire ces oximorons est toujours un réel plaisir pour moi.<br /> <br /> <br />
Y
C'est sympa les oxymorons...<br /> J'aime bien le poème de villon qui s'inspire lui aussi des contraires... :-)<br /> Je meurs de soif auprès de la fontaine <br /> Chaud comme le feu, je claque des dents <br /> En mon pays, je suis en terre étrangère <br /> près d'un brasier, je frissonne tout brulant <br /> nu comme un ver, vêtu en président <br /> je ris en pleurs et attends sans espoir <br /> Je me réconforte au fond du désespoir <br /> je me réjouis sans trouver le moindre plaisir <br /> je suis puissant et n'ai force ni pouvoir <br /> Bien accueilli, rejeté par chacun
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A
Moi aussi je trouve cela très sympaBisouxxx
L
bonjour madame l'ex-voisine,<br /> <br /> chose promise chose due...j'avais dit que je viendrais vous visiter voila chose faite! <br /> Je connais ce texte et j'en ai, je crois, retrouvé l'auteur recemment lors d'une de mes recherche sur la langue française et ces particularités...je jette un oeil surmon PC au boulot demain et vous dit ce que je tiens sur cet Oxymoron.<br /> <br /> Cordialement
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A
Merci beaucoup j'en serai ravi d'en apprendre un peu plus.Lors de mes recherches, j'ai trouvé un texte de Robert Desnos qui s'intitule "Un jour qu'il faisait nuit".Mais pas de traces de celui de mon grand-père.Le voici, il est pas mal non plus.Bien à vousUn jour qu'il faisait nuit Il s'envola au fond de la rivière. Les pierres en bois d'ébène les fils de fer en or et la croix sans branche. Tout rien je la hais d'amour comme tout un chacun. Le mort respirait de grandes bouffées de vide. Le compas traçait des carrés et des triangles à cinq côtés. Après cela il descendit au grenier. Les étoiles de midi resplendissaient. Le chasseur revenait carnassière pleine de poissons sur la rive au milieu de la Seine. Un ver de terre marque le centre du cercle sur la circonférence. En silence mes yeux prononcèrent un bruyant discours. Alors nous avancions dans une allée déserte où se pressait la foule. Quand la marche nous eut bien reposés nous eûmes le courage de nous asseoir puis au réveil nos yeux se fermèrent et l'aube versa sur nous les réservoirs de la nuit. La pluie nous sécha.